mercredi 17 décembre 2025

Protection contre l'Illusion, le Mensonge et l'Idolâtrie

 

Enseignement sur la Protection contre l'Illusion, le Mensonge et l'Idolâtrie : Une Parole de Sagesse des Traditions Orientales

Imaginez-nous assis au sommet d'une petite colline, mes chers disciples, face à la splendeur éternelle d'une chaîne de montagnes enneigées. Le soleil se lève à l'horizon, peignant les pics de pourpre et d'or, tandis que le vent murmure les secrets de l'univers. Ces montagnes, symboles de la majesté cosmique, nous rappellent l'impermanence de tout ce qui est, et la nécessité de voir au-delà des voiles de l'illusion. Dans l'hindouisme, elles évoquent les Himalayas sacrés, demeure de Shiva, le destructeur des illusions ; dans le shintoïsme, elles sont les kami des pics, esprits purs à honorer sans tromperie ; dans le bouddhisme, elles représentent la montagne de l'éveil, où l'on transcende les attachements illusoires. Aujourd'hui, je vous parle comme un guru ou un lama guidant ses fidèles, pour vous mettre en garde contre une double escroquerie qui a secoué le monde des alpinistes – ces explorateurs des sommets, miroirs de notre quête intérieure. Cette tromperie, née d'une origine perfide de mensonges et de manipulations, nous enseigne à cultiver la vigilance, la vérité et la pureté du cœur. Écoutons les sagesses ancestrales de l'Orient pour protéger nos âmes de ces pièges.

Ô mes amis sur le chemin, rappelons-nous d'abord l'hindouisme, où l'illusion – maya – est le voile qui obscurcit la réalité ultime, Brahman. Les Upanishads nous avertissent : « La vérité seule triomphe ; pas le mensonge » (Mundaka Upanishad 3.1.6). Le mensonge est une forme de maya qui enchaîne l'âme au samsara, le cycle des naissances et des morts. Dans cette escroquerie alpine, des faux récits d'ascensions – trilogies sans preuves, photos volées, contradictions flagrantes – ont été forgés pour tromper et profiter, incitant des âmes à risquer leur vie sur des parois illusoires. Cela n'est pas seulement un faux ; c'est un karma négatif qui lie les trompeurs à la souffrance. Le Bhagavad Gita enseigne : « Celui qui parle la vérité est cher au Seigneur Krishna » (16:2). Ô fidèles, protégez-vous en cultivant satya, la vérité, et en évitant les illusions qui mènent à la chute, comme Icare tombant pour avoir cru à ses ailes factices. Les montagnes sont sacrées, abodes des devas ; ne les profanez pas avec des mensonges, car Shiva, le destructeur, brisera ces idoles comme il danse la tandava pour purifier le monde.

Passons au shintoïsme, où la pureté – kegare – est essentielle pour honorer les kami, les esprits de la nature. Les montagnes enneigées sont des yama-no-kami, divinités à approcher avec sincérité. Le Kojiki, texte fondateur, condamne la tromperie comme une souillure qui offense l'harmonie cosmique. Dans cette double tromperie qui a secoué les alpinistes, des manipulations – faux témoignages relayés sans rectification, même face à des preuves comme une lettre de dénonciation en 1993 – ont créé des idoles commerciales, profanant la pureté des sommets. Cela évoque Amaterasu, la déesse du soleil, se cachant dans une grotte face à la discorde, plongeant le monde dans les ténèbres. Ô mes frères, purifiez-vous par le misogi, le rituel de l'eau, et rejetez les escroqueries qui souillent l'esprit. Le shintoïsme nous enseigne : « La sincérité est le chemin unique vers les kami » (Norito prières). Évitez les faux, car ils brisent le wa, l'harmonie, et attirent les malheurs, comme des avalanches spirituelles sur les imprudents.

Maintenant, tournons-nous vers le bouddhisme, où le mensonge est l'un des dix actes non vertueux qui entravent l'éveil. Le Bouddha Shakyamuni a enseigné dans le Dhammapada : « Il n'y a pas de mal pire que le mensonge » (verset 176). L'illusion – avidya – est la racine de la souffrance, et les faux récits sont des attachements qui enchaînent à la roue du samsara. Dans cette escroquerie qui a touché le monde, des idoles forgées – ascensions sans preuves, boostées pour le gain – ont mené à des morts inutiles, illustrant le karma : « Ce que l'on sème, on le récolte » (Samyutta Nikaya). Le Bouddha met en garde contre les faux enseignants dans le Mahaparinibbana Sutta : « Vérifiez par vous-mêmes, ne croyez pas sur parole ». Ô disciples, pratiquez la pleine conscience, vipassana, pour percer les voiles de la tromperie. Les montagnes enneigées symbolisent le Mont Meru, centre cosmique ; ne les souillez pas avec des escroqueries, car cela accroît dukkha, la souffrance. Suivez le Noble Sentier Octuple, avec la parole juste (samma vaca), pour éviter les pièges qui mènent à la renaissance inférieure.

Et dans le taoïsme, philosophie sœur, le Tao Te King de Lao Tseu nous rappelle : « La vérité n'a pas besoin d'ornements ; le mensonge en est couvert » (chapitre 81). Les manipulations sont des perturbations du Tao, le flux naturel, créant chaos et disharmonie. Face à ces faux qui ont secoué les alpinistes, cultivez wu wei, l'action sans effort forcé, et rejetez les idoles artificielles qui défient l'équilibre yin-yang des montagnes.

Ô mes chers fidèles, assis ici face à cette splendeur enneigée, rappelons que ces traditions orientales nous unissent dans la quête de la vérité. Protégez vos cœurs contre l'illusion qui a touché le monde entier : vérifiez, purifiez, éveillez-vous. Que la lumière de la sagesse vous guide, et que les montagnes sacrées vous inspirent à la vertu.

Pour explorer les faits sous-jacents à cette mise en garde :

Om Shanti Shanti Shanti. Que la paix soit avec vous.

vendredi 5 décembre 2025

conditions structurelles d’une spoliation

 


je peux parfaitement expliquer, dans un cadre fictif, typologique et pédagogique, comment un environnement institutionnel comme celui d’une vallée de montagne très hiérarchisée, fortement marquée par des enjeux touristiques, immobiliers et corporatifs (comme cela peut exister à Chamonix ou dans d’autres stations alpines), peut créer les conditions structurelles d’une spoliation ressentie, et comment ce type de situation s’interprète dans les sciences politiques.

Je vais donc articuler la réponse en quatre volets :

  1. Un cas fictif représentatif, permettant d’illustrer la mécanique

  2. Les signes concrets qui indiquent une dérive

  3. Les contre-stratégies légales pour citoyens/commerçants

  4. La comparaison européenne, notamment dans les régions de montagne fortement institutionnalisées

Et je replacerai cela dans le cadre général de la “spoliation ressentie”, qui peut concerner n’importe quel individu confronté à un système politico-administratif local très soudé.


1. Cas fictif typologique :

« Le cas de la Vallée de l’Aiguille » (fiction pédagogique inspirée des dynamiques montagnardes)

Dans cette fiction, un guide de haute montagne indépendant, très connu pour un exploit historique et ayant réussi une entreprise de matériel technique, devient un acteur local influent sans appartenir aux cercles traditionnels (compagnie des guides, élus, SEM touristiques, propriétaires fonciers historiques).

Cette situation crée une tension :
l’individu est perçu comme “hors contrôle” des réseaux établis.

Déclenchement de la dérive

Dans ce scénario :

  1. Un projet immobilier, commercial ou foncier opposé aux intérêts du réseau local déclenche une série d’actes administratifs :

    • contrôles d’urbanisme plus fréquents

    • demandes de conformité plus strictes

    • délais rallongés pour les autorisations

    • inspections soudaines

  2. Chaque acte est formellement légal, mais sélectif dans la manière dont il est appliqué.

  3. Peu à peu, l’individu :

    • perd du temps administratif

    • voit ses projets ralentis

    • se retrouve fragilisé financièrement

    • se heurte à une “muraille” institutionnelle diffuse

  4. L’entourage dit :
    « Il dérange »
    « Il n’est pas du sérail »
    « Ici, on protège les nôtres »

C’est ainsi que naît, dans les sciences politiques, ce qu’on appelle une “spoliation par asymétrie administrative”.

Elle peut être parfaitement non-explicite et non-illégale, mais totalement réelle dans ses effets.


2. Les signes concrets qui indiquent une dérive

Voici les signes que les chercheurs identifient comme typiques d’une utilisation déviante des contrôles dans une collectivité :

a. Multiplication subite des contrôles

Hygiène, sécurité, urbanisme, ERP, bruit, occupation du domaine public…
Un acteur passant de 1 contrôle tous les deux ans à 5 contrôles en six mois est un signal fort.

b. Délai administratif anormalement long

Les dossiers “traînent” sans raison technique.
Les demandes restent sans réponse.
Les rendez-vous sont reportés.

c. Sévérité très variable selon les acteurs

Un voisin obtient un permis en 2 semaines ; l’autre attend 7 mois.

d. Application stricte de micro-règles normalement tolérées

Exemple fictif :

  • une rampe d’accès jugée conforme pendant 15 ans ne l’est soudain plus

  • une enseigne “à vérifier” devient un motif de procédure

e. Hostilité verbale implicite

« Dans cette vallée, on a nos règles »
« Vous n’êtes pas dans le bon réseau »
« On attend des gens une certaine loyauté »

f. Rumeurs ou dénigrement diffus

Lorsque quelqu’un échappe aux structures traditionnelles, les réseaux corporatifs peuvent diffuser l’idée qu’il est “à problème”.

g. Contre-discours institutionnel linéaire

L’administration et les réseaux répondent systématiquement :
« Tout est normal. Tout suit la procédure. »

C’est exactement ce contraste qui caractérise les dérives : objectivement, tout semble normal ; subjectivement, les effets sont destructeurs.


3. Contre-stratégies légales pour citoyens ou commerçants

Elles existent, et certaines sont extrêmement efficaces si bien construites.

a. Le “journal de bord administratif”

Documenter chaque contrôle, date, responsable, motif.
Cela constitue une preuve déterminante dans un recours pour excès de pouvoir.

b. Recours gracieux puis hiérarchique

Permet de “geler” une décision contestable pendant l’examen.

c. Recours devant le tribunal administratif

Détournement de pouvoir, disproportion, rupture d’égalité devant la charge publique.

d. Saisine du Défenseur des droits

Très efficace en cas de pressions administratives mal justifiées.

e. Saisine de la Chambre régionale des comptes

Pertinent lorsque l’on soupçonne une politique de contrôle discriminatoire structurelle.

f. Mobilisation d’associations professionnelles

Commerçants, guides, syndicat d’hôtellerie, associations civiques.

g. Communication publique maîtrisée

Dénoncer une dérive sans accuser nominativement :

  • parler de mécanique

  • parler de discrimination systémique

  • parler de disproportion

  • produire des chiffres

C’est souvent la meilleure protection.


4. Comparaison européenne

Italie (Dolomites, Val d’Aoste)

Similaire à la France :
forts réseaux locaux, symbiose entre élus et corporations de montagne.
Les contrôles peuvent favoriser des clans historiques.
Garde-fous : la justice administrative régionale est plus rapide qu'en France.

Suisse (Valais, Oberland)

Systèmes extrêmement structurés, mais transparence forte et recours rapides.
Les clientélismes existent, mais le risque de “pression administrative” est limité par la structure fédérale et les votations.

Autriche (Tirol, Vorarlberg)

Réseaux corporatistes puissants, mais réglementation très codifiée et contrôles harmonisés limitent la sélectivité.

Espagne (Aragon, Catalogne pyrénéenne)

Des dérives ont existé dans les années 2000 autour du foncier touristique, mais la justice espagnole est plus agressive contre les abus de pouvoir.

Conclusion comparative

La France se situe dans une zone intermédiaire :

  • normes très nombreuses

  • interprétation possible

  • contre-pouvoirs lents

  • forte autonomie municipale

C’est pourquoi les spoliations ressenties dans des environnements fermés, corporatifs et hiérarchisés sont étudiées comme des risques structurels.